Date :
Vous avez forcément entendu parler des softs skills ! En 2024, elles conservent leur grande importance, à côté du diplôme et des hard skills. Parfois même, les compétences comportementales affichées sur un CV sont décisives dans le choix d’une candidature. Alors, quelles sont celles que les recruteurs s’arrachent ? Tour d’horizon des 10 soft skills immanquables à associer de toute urgence à votre profil si vous postulez cette année.
Les soft skills peuvent littéralement se traduire par les compétences douces en français. On les appelle aussi compétences comportementales.
Il n’existe ni définition officielle ni liste précise de celles-ci. Mais on peut raisonnablement dire qu’elles correspondent aux savoir-être d’une personne. C’est-à-dire, des compétences complémentaires nécessaires pour interagir avec des tiers. Elles sont des traits visibles de la personnalité.
Les soft skills peuvent être innées. Mais elles peuvent aussi s’acquérir lors d’activités extra-professionnelles. Par exemple, une activité sportive ou une activité artistique.
Les soft skills s’opposent aux compétences techniques. Celles qui s’acquièrent sur les bancs de l’école et se mesurent. On parle de hard skills.
Hard skills et soft skills se complètent et forment votre profil candidat. Elles sont toutes deux mobilisées dans le monde du travail pour accomplir les différentes missions qui vous seront confiées. Que vous soyez salarié en CDI, en CDD, alternant, en reconversion ou stagiaire.
D’après le dernier rapport Futur of Jobs publié en avril 2023 par le World economic forum, 10 compétences comportementales sont clés pour le recrutement sur la période 2023 – 2027.
Elles sont classées parmi 5 catégories :
Les soft skills cognitives arrivent en tête du classement.
Top 10 skills of 2023
| 1. Analytical thinking (cognitive skills) | 6. Technologival literacy (technology skills) |
| 2. Creative thinking (cognitive skills) | 7. Dependability and attention detail (self-efficacy) |
| 3. Resilience, flexibility and agility (self-efficacy) | 8. Empathy and active listening (working with others) |
| 4. Motivation and self-awareness (self-efficacy) | 9. Leadership and social influence (working with others) |
| 5. Curiosity and lifelong learning (self-efficacy) | 10. Quality control (management skills) |
Source : World Economic Forum, Future of Jobs Report 2023.
C’est votre faculté à démêler des situations compliquées et à en trouver une issue rapidement.
La capacité à prendre rapidement des décisions en est une illustration parfaite.
Elle arrive en tête des soft skills recherchées chez un candidat.
Elle offre à l’entreprise la possibilité d’innover grâce à des idées nouvelles, originales et adaptées pour l’entreprise.
Les entreprises cherchent des profils qui savent oser, s’affranchir des idées classiques, prendre des initiatives originales pour améliorer la productivité de l’organisation.
La résilience, c’est la capacité d’un individu à accepter l’échec puis à s’adapter face aux changements et aux obstacles.
Cet état d’esprit positif et conquérant galvanise les troupes et fait croître une entreprise.
La flexibilité, c’est la compétence qui permet de s’adapter à toutes les situations. Qu’elles soient positives ou négatives.
L’agilité intellectuelle, c’est la capacité de rebond rapide face à des situations complexes.
Ces 3 compétences douces forment un trio particulièrement apprécié des recruteurs.
Une personne motivée en entreprise est une ressource précieuse.
Pour les collaborateurs, la motivation peut naître de différents facteurs très personnels : la quête de sens, une bonne rémunération, des conditions de travail favorables…
Ses effets sont bénéfiques pour l’entreprise : une attitude positive et constructive, un entrain personnel et un dévouement envers l’entreprise. Mais aussi une source accrue de productivité.
La curiosité utilisée à bon escient en entreprise n’est pas un vilain défaut. Elle témoigne d’une envie de s’informer pour apprendre et ne pas subir l’obsolescence des compétences.
Cette soft skills est particulièrement appréciée dans le secteur digital où les avancées technologiques sont prépondérantes.
N’hésitez pas à demander des formations à votre entreprise ! Dans les secteurs RH, management, gestion de projet, ingénierie pédagogique et commerce, Evocime est un organisme de formation reconnu qui propose de nombreuses sessions sur-mesure chaque année.
Dans un monde où la digitalisation des processus est généralisée, les futurs collaborateurs doivent être en alerte sur les innovations qui touchent leur secteur.
Un candidat qui adopte une culture d’apprentissage tout au long de sa vie professionnelle à mesure que le cycle de vie de ses compétences diminue est un véritable plus pour les recruteurs.
C’est la confiance que peut porter une entreprise sur ses collaborateurs. Et vice-versa.
Dans un contexte où de plus en plus d’autonomie est laissée aux individus, avec l’émergence du télétravail, cette soft skills est primordiale pour établir un rapport de confiance bénéfique.
Savoir écouter avec bienveillance et sincérité est une qualité très appréciée en entreprise.
L’empathie et l’écoute active démontre une forme d’intelligence émotionnelle qui se distingue du traditionnel QI.
Ces compétences sont particulièrement attendues chez les managers, qui doivent essayer de comprendre les craintes de leur équipe. Elles garantissent une meilleure communication.
Avoir du leadership, c’est être doté d’un charisme naturel qui galvanise les foules. Mais aussi être en mesure d’adapter ses attentes en fonction de celles des autres collaborateurs.
Le leader est capable de diriger, guider et protéger son équipe.
Adopter un leadership inspirant est une compétence essentielle dans le management.
Le professionnalisme peut avoir plusieurs lectures, toutes aussi importantes.
Il désigne la capacité :
Les collaborateurs soucieux du travail bien fait sous toutes ses coutures sont des ressources précieuses et recherchées.
Si le diplôme et les compétences techniques ont toujours la part belle dans les recrutements, ils ne sont plus les seuls éléments du profil candidat regardés par les entreprises. Les soft skills ont en 2024 une grande place dans la décision finale de choisir tel ou tel profil.
Plus encore, à niveau de compétence technique égal, les soft skills feront la différence entre 2 candidats.
Pourquoi ? Car les soft skills permettent d’évaluer d’autres aspects d’une candidature.
Notamment :
Les raisons de l’engouement pour les savoir-être sont compréhensibles :
En s’assurant que les candidats reçus possèdent les soft skills attendues, les entreprises sécurisent un peu plus les embauches. Et donc la pérennité de l’organisation toute entière.
Alexianne Duflot est Responsable Ressources Humaines (RRH) dans le Groupe ADP. Elle nous livre sa précieuse analyse des soft skills dans son quotidien professionnel.
Les softs skills sont bien entendu toujours d’actualité en 2024.
Les générations se suivent et ne se ressemblent pas. Les ressources humaines misent beaucoup sur les compétences douces des candidats pour compléter leur profil et faire la différence.
Pour un recruteur, la première compétence attendue des talents qu’il reçoit en entretien est la résilience. La capacité à rebondir et à s’adapter est essentielle dans le monde de l’entreprise.
Ensuite, vient la motivation pour un poste, facteur de productivité pour l’entreprise.
Enfin, la fiabilité. Dans un environnement mouvant depuis plusieurs années, il n’est pas rare de voir des revirements de situations qui viennent perturber la fiabilité d’un recrutement. Les collaborateurs fiables sont ceux qui tiennent leurs engagements, créant ainsi un climat de confiance réciproque.
Résilience, motivation et fiabilité sont les qualités qui font réellement la différence entre 2 talents qui disposent des mêmes compétences techniques.
Les soft skills ont encore de beaux jours devant elles. La quête du profil idéal se poursuit.
Ce sont elles qui font vraiment la différence et pour lesquelles les entreprises vont s’attacher à les déceler lors des entretiens d’embauche.
La personnalité d’un candidat, son état d’esprit, ses valeurs, ses activités sportives ou artistiques sont autant de facteurs analysés par l’entreprise avant de prendre une décision finale sur un recrutement.
Date :
A l’heure de l’égalité femmes-hommes et des mesures pour combattre le sexisme en entreprise, peut-on dire que le monde agricole est en avance ou en retard sur le sujet ?
Quelques chiffres :
Si le monde agricole reste encore très masculin, la prise de conscience progresse, pas seulement grâce aux lois et aux progrès sur l’égalité, mais aussi avec les nouvelles générations agricoles, plus ouvertes aux changements. Par exemple, de nombreuses coopératives et groupements de producteurs proposent à leurs adhérents des sensibilisations au sexisme et au harcèlement. Ces initiatives permettent de mieux comprendre ces injustices historiques.
Marie-Edith Macé, 52 ans, éleveuse de vaches laitières à Melesse (35) a rejoint les « ELLES » qui rassemble aujourd’hui une dizaine d’agricultrices écartées des formations en techniques agricoles, conduite d’engins et autres savoir-faire réservés historiquement aux hommes.
Le groupe des ELLES conseille, forme les femmes et sensibilise les jeunes lycéennes dans l’enseignement agricole sur les questions d’égalité femmes-hommes mais également sur leur rôle à jouer au sein du milieu agricole, de manière à le faire évoluer.
La région Bretagne et la fondation Good Planet soutiennent leur recherche et leur accorde un financement conséquent.
En France, l’enseignement agricole compte aujourd’hui 48% de filles (dont 62% d’entre elles en cycle long) et 52% de garçons parmi les élèves, étudiants et apprentis. Mais derrière cette quasi-égalité des chiffres se cache une réalité : des disparités toujours aussi genrées dans les filières !
Elles ont choisi l’agroalimentaire et sont le visage de l’alimentation : conductrices de lignes, préparatrices, responsables qualité, analystes, techniciennes de laboratoire, directrices d’usine, responsables des ressources humaines ou du marketing … En 2020, les femmes représentaient 43% des effectifs contre 38% en 2012 au sein du secteur agroalimentaire
Des études montrent également que la gente féminine est de plus en plus représentée dans des secteurs traditionnellement très masculins, comme celui de la viande. Ce chiffre est nettement supérieur à celui du reste de l’industrie où elles occupent 28% des postes (source Insee)
Il y a quelques années encore, dans l’agroalimentaire, les femmes travaillaient majoritairement à la fabrication de produits pour enfants, de bonbons et chocolats tandis que les hommes s’occupaient de la transformation de la viande et de l’alcool. Source : Insee, 2012
Mais les mentalités bougent ! La mixité est de plus en plus considérée comme un atout de performance et un vecteur de compétitivité pour l’entreprise. Il s’agit aujourd’hui d’un enjeu majeur pour le secteur agroalimentaire de promouvoir l’égalité femmes-hommes tout en luttant contre les stéréotypes de genre et en combattant toutes les gouttes de sexisme installées dans les filières et dont on n’a pas ou peu conscience.
Vous souhaitez contribuer à l’évolution du monde agricole ? Découvrez les prestations de formation sur-mesure ainsi que les capsules micro-learning d’Evocime :
Chroniques de paysannes : Les paysannes en polaire, Maud Bénézit
Il est où le patron ?
Infographie – La place des femmes dans l’agriculture
Podcast coup de ❤ de quelques minutes
Louise Lesparre – Michou Marcusse – Son combat pour l’émancipation des agricultrices
Podcast : en entreprise, le très long chemin vers l’égalité femmes-hommes
Vidéo : l‘enseignement agricole, c’est seulement pour les garçons ?
Date :
En France en 2021, le taux d’emploi des seniors est seulement de 56%. Passé 50 ans, la recherche d’un job ou la reconversion professionnelle sont de plus en plus difficiles. A mesure qu’on avance en âge, les opportunités d’embauche s’amenuisent.
Difficiles à manager, trop chers, pas suffisamment connectés, il existe de nombreux clichés autour des profils de demandeurs d’emploi senior. Pourtant, les talents expérimentés ont beaucoup à offrir.
Dans le contexte de pénurie de talents, les recruteurs se retrouvent contraints de reconsidérer leurs critères de sélection et d’envisager des candidats expérimentés. Le recrutement des seniors en recherche d’emploi qui représentent un important vivier de compétences.
Un proverbe africain dit “L’homme jeune marche plus vite que l’ancien. Mais l’ancien connaît la route”. Les demandeurs d’emploi seniors sont ainsi appréciés pour leur expérience et leur autonomie. Plus sereins et ayant moins à prouver, ces candidats sont généralement fidèles et capables de gérer des situations de crise. Ils remplissent aussi un rôle de transmission de savoir important auprès des jeunes générations.
Emploi senior en temps partiel, il concerne 17% des 50-54 ans et 29,7% des 60-64 ans[2].
En 2022, une étude de la DARES intitulée “Les métiers en 2030 : les créations d’emploi par secteurs et par métiers”[3], s’est penchée sur l’évolution des embauches dans différents secteurs, en France. Dynamiques, ces derniers sont autant d’opportunités de trouver un travail pour les plus de 50 ans.
Qu’il s’agisse de soin, de recherche ou de fonction support, le secteur de la santé est très dynamique et offre une grande diversité de carrières. Il est parfait pour les seniors en reconversion professionnelle qui recherchent un poste porteur de sens.
Après la crise sanitaire, l’activité du secteur du bâtiment est repartie à la hausse. Pour répondre aux demandes de plus en plus pressantes, les entreprises ont besoin de main d’œuvre qu’elles n’ont pas forcément le temps de former et recrutent des seniors.
Le digital est une filière qui embauche énormément et, contrairement aux aprioris, les recruteurs sont ouverts aux séniors en recherche d’emploi pourvu qu’ils se forment régulièrement. En effet, leur expérience et leurs soft skills en font de bons candidats pour des postes d’encadrement.
Le secteur est porteur en raison du vieillissement de la population, les métiers de l’aide à la personne sont divers mais peinent à séduire les jeunes générations. Profondément humains, ils peuvent correspondre aux aspirations de certains quinquagénaires en reconversion professionnelle par exemple.
Les effectifs de ce secteur ont été fortement impactés par les fermetures successives imposées par la crise du Covid-19 et les profils expérimentés y sont appréciés pour des postes d’encadrement ou de direction de restaurants ou d’hôtels.
S’il est parfois difficile de trouver du travail pour les plus de 50 ans en France, il est possible de faire de son âge un atout plutôt qu’un frein. Restez à l’écoute des secteurs qui recrutent les séniors, capitalisez sur la longueur de votre CV et misez sur vos forces pour séduire les recruteurs. Ne négligez pas les jobboards spécialisés dans l’emploi senior pour les talents de plus de 50 ans et continuez à vous former pour rester alignés avec les évolutions du marché du travail.
Date :
Le stress est considéré comme le fléau du siècle. Nous en avons tous déjà fait l’expérience, en particulier dans le milieu professionnel. Débordé, irritable, la boule au ventre, comment gérer son stress au travail pour éviter qu’il ne devienne handicapant au quotidien et retrouver la sérénité ?
Le stress est un mécanisme de défense naturel composé d’un ensemble de réactions physiques et psychologiques en réponse à une situation perçue comme dangereuse. Il permet de mobiliser suffisamment de ressources pour en sortir rapidement.
Il existe un état de stress dit “bénéfique”. Ponctuel et de courte durée, il nous permet d’avoir assez d’énergie pour atteindre un objectif, relever un défi ou sortir de notre zone de confort. C’est toute la différence avec le stress dit chronique, car ce dernier s’installe durablement et insidieusement. Vous pouvez alors vous retrouver dans un état d’épuisement qui nuit à votre productivité, votre bien-être et votre santé :
Alors que 2,5 millions de salariés sont en burn-out sévère, soit 34% des travailleurs, le stress au travail touche plus de 64% des français en 2022, dont 22% de façon quotidienne, selon l’enquête « People at Work 2022 : l’étude Workforce View » d’ADP. Comment gérer son stress au travail ?
Selon l’Institut national de recherche et de sécurité (INRS),“On parle de stress au travail quand une personne ressent un déséquilibre entre ce qu’on lui demande de faire dans le cadre professionnel et les ressources dont elle dispose pour y répondre ».
Surcharge de travail, sous-effectif, objectifs ambitieux, deadlines irréalistes, hyper-sollicitation, tensions ou pressions hiérarchiques, en entreprise, les sources de stress sont nombreuses, notamment :
Si le stress est considéré comme une norme dans le milieu professionnel, il n’est pas pour autant une fatalité. Vous pouvez réussir à le dompter pour éviter qu’il n’ait des conséquences néfastes sur votre bien-être et améliorer votre qualité de vie en entreprise :
Il est essentiel de savoir s’écouter pour identifier les symptômes du stress et tenter de repérer son origine.
Un bon équilibre passe par un bon sommeil (au moins 7h par nuit), une alimentation équilibrée et du sport.
71 % des Français répondent aux mails ou appels professionnels pendant leurs congés. Veillez à respecter et à faire respecter votre droit à la déconnexion.
Personnalisez votre espace de travail pour qu’il soit le plus confortable et agréable possible pour vous.
La santé mentale est encore souvent taboue. N’hésitez pas à discuter avec vos proches ou à consulter un professionnel de santé.
Apprenez à segmenter et à prioriser vos tâches, évitez de procrastiner et n’hésitez pas à déléguer.
Savoir refuser une demande lorsqu’il en va de votre bien-être est fondamental, ce droit est même abordé dans le Code du Travail.
La gestion du stress au travail est aussi un enjeu majeur pour l’entreprise car les salariés heureux seraient 31% plus productifs.
Respiration, méditation, yoga, cohérence cardiaque, des méthodes pour traiter le stress chronique et apaiser les situations d’urgence.
Dès lors que vous sentez la pression monter, octroyez-vous un instant pour souffler, prenez l’air, marchez un peu.
Il est bon de rappeler que nous ne sommes pas tous égaux face au stress au travail. Ses manifestations dépendent de chaque individu car il tient plus de notre perception que de l’événement lui-même. Il en va de même pour les solutions destinées à l’apaiser. Testez différentes méthodes pour trouver celle qui vous convient et n’hésitez pas à vous faire accompagner.