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Comment appliquer le management participatif à son organisation ?

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Notre rapport au travail a largement évolué et les méthodes managériales n’ont pas été épargnées par ces bouleversements. Ces dernières années ont mis en lumière le besoin d’épanouissement des salariés et le management toxique pratiqué dans certaines entreprises.

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Si la norme a longtemps été l’approche directive, elle laisse progressivement la place à de nouveaux modèles, tels que le management participatif. Dans de bonnes conditions, ce dernier se révèle avantageux pour les salariés comme pour l’entreprise et peut même s’inscrire dans une démarche de QVT.

En quoi consiste le management participatif ?

En opposition au modèle traditionnel dit hiérarchique, autoritaire, directif, paternaliste ou encore pyramidal, au sein duquel les décisions sont prises par la direction et les managers, le management participatif redonne le pouvoir aux salariés. On l’appelle aussi bottom-up car il renverse les relations hiérarchiques.

Basé sur l’intelligence collective, ce modèle démocratique consiste à impliquer l’ensemble des collaborateurs dans la vie de l’entreprise, les choix stratégiques et la résolution de conflits. La prise de décision requiert concertation et consensus, elle implique un dialogue permanent.

Pour fonctionner, un management participatif nécessite beaucoup de communication et de la confiance. Mais contrairement aux idées reçues, autonomie ne signifie pas liberté totale, chacun doit se conformer aux valeurs et à la culture d’entreprise et remplir ses objectifs. Bien que l’approche soit plus horizontale, le manager remplit toujours un rôle d’encadrement important.

Avantages et inconvénients :

Le management participatif permet de créer un climat social apaisé et participe à améliorer la qualité de vie au travail. Alors que 81% des Français pensent que le bien-être est un enjeu prioritaire[1], il présente de nombreux avantages :

  • Favorise la créativité et l’émergence d’idées
  • Améliore la conduite des projets
  • Améliore l’engagement des collaborateurs
  • Réduit le turn-over et l’absentéisme
  • Améliore la performance individuelle et collective

En revanche, ce style de management doit remporter l’adhésion de tous. Impliquant un grand nombre de personnes, il peut ralentir les processus décisionnels et entacher l’agilité de l’organisation.

Comment le mettre en place dans son entreprise ?

Cette méthode repose sur 5 grands principes :

  • La mobilisation :

Il n’y a pas de management participatif sans l’adhésion de l’ensemble des collaborateurs. Tout l’enjeu de ce modèle est de fédérer autour du projet et des valeurs de l’entreprise pour bénéficier de la mise en commun des compétences et des talents de chacun.

  • Responsabilisation et concertation :

Une partie du pouvoir de décision est déléguée aux équipes. Pour cela, il est primordial d’établir un dialogue, de faciliter les échanges et de recueillir les idées de tous. Grâce à une bonne circulation de l’information, les collaborateurs ont plus de latitude et d’autonomie dans l’exécution de leurs missions.

  • Développement personnel :

Le bon fonctionnement de ce modèle managérial repose sur la communication et l’organisation. La direction doit créer le terrain propice à l’expression et encourager le développement des compétences et des soft skills. Les managers peuvent être accompagnés avec une formation en management d’équipe.

  • Régulation :

Ce modèle accorde une grande importance à l’autonomie du collaborateur. Pour autant, il reste encadré et grâce à la mise en place de dispositifs d’autocontrôle, chacun peut évaluer son activité en fonction d’indicateurs précis prédéfinis.

  • Résolution de conflits

Dans cette méthode, on considère que les personnes touchées par une problématique sont les mieux placées pour y remédier. La gestion des conflits est ainsi replacée entre leurs mains et la direction n’est supposée intervenir qu’en dernier recours.

Il est important de noter qu’un changement de style managérial ne peut pas s’effectuer du jour au lendemain. D’autant qu’il nécessite l’adhésion générale et la mise en place de nouveaux process et outils. Si vous souhaitez adopter le management participatif, procédez avec méthode en suivant les étapes incontournables de la conduite du changement. Pensez surtout à impliquer vos collaborateurs dès l’initiation de ce projet et à aménager des espaces de discussion.

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