Le manque de compétences digitales freine les entreprises

Le manque de compétences digitales freine les entreprises

écrit par Patrice REMEUR le 08-09-2017

 

Plus de 6 dirigeants sur 10 considèrent que leur entreprise manque d’équipes qualifiées dans le digital. C’est le résultat de l’étude PwC’s 2017 Global Digital IQ Survey.

Ils sont également près de la moitié à considérer ne pas atteindre leurs projets digitaux. En France, comme ailleurs, les entreprises sont freinées, faute de disposer des compétences numériques. Or, le numérique est un socle de performances pour les collaborateurs et en conséquence pour l’entreprise et la société tout entière.

« Les entreprises adoptant des stratégies digitales globales sont plus performantes sur le plan financier » constate l’étude, rejoignant le constat de plusieurs rapports ministériels.

D’une manière générale, les entreprises qui adoptent une vision plus large du digital connaissent une croissance de 5 % sur les trois dernières années

Selon PWC, les entreprises qui s’emparent du numérique « ont aussi une meilleure compréhension de l’expérience des utilisateurs, indissociable des outils digitaux : 82 % d’entre elles considèrent que les facteurs humains sont plus importants en matière d’investissement et d’innovation digitale. Elles ont plus tendance à rassembler des équipes aux compétences ».

Bien que les entreprises soient conscientes des performances apportées par la transformation digitale, elles connaissent des obstacles pour passer à l’action. Le manque de budgets, la difficulté à mettre en place des solutions, la résistance des salariés… constituent autant de freins qui étaient déjà pointés en 2014 dans une enquête du ministère de l’Economie.

Les clients sont prêts à changer de prestataire

Or la transformation numérique s’accélère, selon une étude réalisée par EBG, Boston Consulting Group et IBM et relayée par Google. Elle remet en cause l’activité. Par exemple, dans la banque, « 40 % des clients sont prêts à changer de banque si les services digitaux ne sont pas au rendez-vous. Dans l’assurance, on peut gagner 40 à 50 % de productivité sur le back office en automatisant, en mettant un peu d’intelligence artificielle, des robots, des bots. Il faut transformer le cœur de système, donc les plateformes et l’informatique. » Moins d’un pour cent des utilisateurs d’une application bancaire mobile la classerait comme leur application préférée.

Se doter de compétences digitales et changer d’état d’esprit restent vitales pour répondre aux exigences des clients, partenaires, fournisseurs, collaborateurs… habitués à vivre dans un monde numérique.

Plus de 80 % des salariés réclament une formation !

Autre élément clé. Les salariés sont demandeurs de formation selon une étude du Cereq de juillet 2017. 85 % des cadres ou professions intellectuelles souhaitent se former pour faire évoluer leur activité ! Ce taux est de 76 % pour les ouvriers non qualifiés. « Quel que soit le niveau de qualification, les salariés sont nombreux à exprimer la volonté de se former dans les 5 années à venir ». Ils sont bien conscients de devoir suivre des formations fréquemment et plus vite pour s’adapter aux changements de plus en plus rapides introduits par le numérique. Alors pourquoi attendre ?

Email this to someonePrint this pageShare on FacebookTweet about this on TwitterShare on LinkedIn

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Les commentaires

A PROPOS

Conseiller, Créer, Digitaliser et Animer les savoirs sont les expertises désormais rassemblées au sein d’evocime.

NEWSLETTER

LES DERNIERS TWEETS

Top